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Dottignies : Ils revivent la période napoléonienne en costume d’époque

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Une quinzaine de passionnés d’histoire et de reconstitutions de l’époque napoléonienne ont (re)formé le 7e régiment d’artillerie qui, en 1793, aurait contribué à la libération de Dottignies. Avec leurs costumes faits main de A à Z, le président Vandekerckhove et sa troupe prennent part à de nombreux « combats » selon les règles de l’époque, dont cette fameuse reconstitution à Waterloo, au milieu de quelque 6.000 autres participants.

Lors de chaque Fête de la Main, ou à l’occasion de leur traditionnel apéritif – qui s’est tenu le week-end dernier sur la Place de la Résistance  ils ne passent pas inaperçus dans Dottignies ! Vêtus de leurs superbes costumes de l’époque napoléonienne, et souvent accompagnés de leur célèbre canon « Nelly », la quinzaine de membres du 7e régiment d’artillerie se fondent en revanche complètement dans le décor des multiples reconstitutions auxquelles ils participent. « De mai à septembre, lors de la « saison des bivouacs » nous sommes très occupés, en effet » sourit le président de l’association, Yves Vandekerckhove. « Outre nos sorties dottigniennes à la Fête de la Main et au carnaval des Gilles, nous voyageons dans toute la région, voire l’Europe, pour revivre des morceaux d’histoire. » Et les récits du « lieutenant » transpirent la passion. « Je suis un grand amateur d’histoire, et notamment de cette période, autour de 1793, 1794, où le 7e régiment d’artillerie basé à Douai, non loin de la frontière française, est venu combattre à Mouscron, Dottignies et Tourcoing, pour repousser les Prussiens. Un morceau d’histoire étroitement lié, selon la légende, à celle de notre village, puisqu’il se dit que face à la volonté des anticléricaux de bouter le feu à l’église, Nicolas Liagre, un notable, a proposé de l’argent pour la sauver. C’est alors en symbole d’alliance qu’une main a été placée en haut du clocher ». Mais pour les membres du régiment, c’est l’histoire au sens large qui est revisitée à l’occasion de reconstitutions… plus vraies que nature. « On se base en effet sur les récits d’époque pour mener des missions et livrer des combats, exactement dans les conditions des troupes de l’époque » poursuit le président. « Cela se passe en Belgique, en Allemagne, aux PaysBas..., et nous suivons les règlements d’époque, répondons aux injonctions de la hiérarchie avec des ordres en temps réel pour des déploiements, des combats. Bien sûr, on laisse une distance de sécurité lorsqu’on est au corps-à-corps, mais c’est très réaliste. Au point qu’un jour, face à une longue côte que je devais remonter à pied, je me suis laissé tomber sur le champ de bataille, pour mieux me faire soigner par une infirmière (rires). Et il y a même des bals avec des danses d’antan. Parfois, on croise des Américains ou des Australiens qui partagent la même passion » Le tout, dans des costumes entièrement réalisés à la main. « On n’en trouve évidemment plus d’époque, et ils reviendraient à un bon millier d’euros dans le commerce, alors j’ai pris des cours de bourrellerie à Ghlin, et je suis un peu doué en couture. Les chapeaux sont, eux, plus délicats à réaliser. J’ai plusieurs tenues, et ma compagne également. Notre canon a, lui, été en partie réalisé à Warcoing. Nous tirons lorsque les mesures de sécurité sont réunies. Sinon, il nous arrive aussi de tirer au fusil, là aussi en respectant la législation. Et nous aurons bientôt également un attelage ». Et le meilleur souvenir, cela reste Waterloo. « Là, nous étions 6.000 soldats, 50 canons, et c’était un sacré spectacle… même si la fumée engendrée par nos tirs a quelque peu empêché le public de bien voir (rires). »

source : article  JEAN-MICHEL MANDERICK

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