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Mouscron: un site pour revendre les «restes» de votre potager

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Rémy Bouckaert et Geoffrey Storm ont fait les 400 coups ensemble durant leur jeunesse et sont également amoureux des bons produits issus de la terre. Étudiants en marketing à l’EPHEC à Bruxelles, ils se sont mis à réfléchir à la création d’un concept qui leur tenait à cœur, mais aussi qui allait changer la vie de nombreuses personnes. «  Si le projet était repris par le jury, on pouvait bénéficier d’un coaching pour nous aider à lancer notre projet  », explique Rémy Bouckaert.

Nos deux entrepreneurs sont allés chercher leur idée dans le jardin. « Nos parents ont un potager et on s’est aperçu qu’il y avait toujours un surplus qu’ils donnaient aux membres de la famille ou aux voisins. Nous nous sommes dit que ces légumes pourraient très bien être revendus sur le marché et ainsi permettre une petite rentrée financière à des particuliers qui ont un potager chez eux. Tout le monde n’a pas l’envie, ni l’espace parfois d’en avoir un à la maison. »

Pas de mangues, ni d’ananas

Le principe est simplissime. Les jardiniers se rendent sur la plate-forme nommée « Füdo » où ils auront une sorte de coach pour les aider à mettre leurs produits en valeurs. «  C’est important de bien se vendre et surtout expliquer comment on a procédé. Les consommateurs aiment savoir ce qu’ils mangent. »

Quant aux acheteurs, ils auront le choix entre différents produits, différents modes de culture et pourront selon leurs envies remplir leur panier. Bien évidemment, notre pays reste limité au niveau de la culture. «  On ne trouvera pas des ananas ou encore des mangues, c’est une évidence. Par contre, les personnes qui passeront par notre plate-forme auront l’occasion de découvrir des légumes qu’ils ne connaissent pas ou qu’ils ne trouvaient pas en grande surface.  »

Pour l’instant, Füdo n’est mis en pratique que dans la capitale. «  Pour tester le concept et ainsi voir si on est dans le bon  », précise-t-il. Ici, tout se fait en vente directe, pas question pour les créateurs de Füdo de réaliser un stock, cela leur a été interdit par l’Afsca. «  On travaille à flux tendu et on répondra à toutes les commandes dans un délai respectable », assure Rémy. «  Le potager, ça varie en fonction des saisons. On sait qu’en hiver les livraisons seront moins intenses qu’en été par exemple. »

Pour la livraison d’ailleurs, les deux entrepreneurs en herbe ont déjà tout pensé. «  Nos livraisons se font toutes via un partenaire de livraison à vélo, nous travaillons avec eux afin d’avoir une circularité dans nos livraisons. Pour y arriver nous avons mis en place l’option simple et efficace de reprise de vos déchets organiques ! Pour faire… du compost. Nous récoltons un maximum de déchets organiques issus de nos tournées afin de limiter nos déplacements, de rendre les livraisons moins chères mais également de débarrasser nos clients des déchets parfois malodorants pour ensuite les fournir à nos agriculteurs partenaires qui en feront bon usage.  » Un circuit à la fois court et on ne peut plus efficace

source : article Jordan Kasier sudpresse

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