bernard delanglez

  • Le 21 janvier 2009 Bernard Delanglez originaire d'Herseaux perdait la vie dans un accident (Décision du tribunal d'appel de police)

    Un camion qui glisse sur l’autoroute, à cause d’une projection de gasoil, et qui se met en travers. Le chauffeur routier qui s’abstient de placer son triangle de danger. Une Audi A4 qui percute le camion : son passager meurt sous le choc. Voilà résumé, le drame de la route qui s’est déroulé le 21 janvier 2009 vers 2h, sur la E19 à Maisières (vers Mons). Bernard Delanglez, 26 ans, a trouvé la mort.

    Présidé par Elisabeth Gabriel, le tribunal d’appel de police estime que Rudiger M, conducteur du camion qui s’est mis en travers de l’autoroute, est le seul responsable du décès de Bernard Delanglez. Il le condamne à 3 mois d’emprisonnement avec sursis de deux ans, à 1.650 euros d’amende au pénal (avec sursis de deux ans pour la moitié), et il est déchu pour trois mois du droit de conduire (dont deux mois avec sursis). Le conducteur de l’Audi A4 dont Bernard Delanglez était passager, n’est pour rien dans le décès de son ami. Tout comme le camionneur qui est arrivé plus tard, qui a éraflé l’Audi latéralement avant de s’encastrer dans le bahut de Rudiger.

    Aux yeux du tribunal, la perte du contrôle du camion de Rudiger (suite à une projection de gasoil sur sa roue arrière droite), est un ‘cas de force majeure’. Mais Rudiger n’a pas placé son triangle de danger pour avertir les autres usagers. C’est un défaut de prévoyance de sa part. Pour Xavier, qui conduisait l’Audi, et qui a braqué vainement à droite pour l’éviter, ce camion en travers constituait un obstacle imprévisible.

    Bernard Delanglez (26 ans) était passager dans l’Audi A4.

    Cet accident ayant eu lieu, Bernard, routier au volant d’un autre utilitaire, a percuté à son tour le camion en travers.

    Aux yeux du tribunal, il n’est pour rien dans la mort de Bernard Delanglez. « Mais il a adopté un comportement inattentif », estime le tribunal : il n’a pas ralenti après avoir été alerté par des témoins qui allumaient vers lui leurs phares et leurs feux de détresse. Et il a percuté un obstacle prévisible. Plus jamais il n’a pris le volant d’un camion après ce drame, dans lequel il a été grièvement blessé. « J’ai rencontré le papa du défunt au tribunal, confie-t-il, ça crée des liens… ».

    La maman de la victime habite Herseaux gare.

    « Bernard fait toujours partie de ma vie. Je fais avec… » La maman de Bernard Delanglez, de Herseaux, est intarissable lorsqu’elle parle de son fils, qui a quitté cette terre à 26 ans. « Lui qui avait tellement de projets, qui était heureux du bonheur des autres… » Policier, le papa de Bernard n’était pas encore retraité en janvier 2009. « Aussi, le matin de son décès, je n’ai pas compris tout de suite lorsqu’ils ont sonné à la porte, vers 7h. » Bernard a un grand frère, une jeune sœur, « mais nous parlons peu de lui ensemble. Moi, parler de lui me fait du bien. Mais quelque chose est éteint. Je redoute les fêtes de Noël, la fête des mères. » Bernard était ingénieur industriel en chimie. Il venait de s’installer à Baudour. « Il avait touché à plusieurs professions avant de décrocher ce job qui le faisait aller d’Alost à Gembloux, à Paris. Sportif, infatigable, le week-end, il adorait faire la fête avec ses amis de Mons. Que nous voyons encore. De même que sa nouvelle copine, dont nous avons fait connaissance à son décès. »

    source : article GM La province