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  • Mauvaise nouvelle pour votre porte-monnaie: En raison des vols, vous payerez vos achats de Noël 16 euros plus cher !

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    En cette période de fêtes, les vols à l’étalage sont nombreux. Décembre vient en tête des mois où on vole le plus dans les magasins et la facture est répercutée sur les consommateurs.

    Les fêtes de fin d’année sont une période plutôt délicate pour nos commerçants. Alors que leurs magasins sont pris d’assaut, ils doivent doubler leur vigilance envers les voleurs. Sur base des chiffres des vols à l’étalage de ces cinq dernières années établis par l’ASBL Prévention & Sécurité, il ressort que les voleurs volent davantage de produits, qui plus est plus onéreux, en décembre. « En comparaison à la moyenne annuelle, la valeur des produits volés est 20 % plus élevée durant le mois de décembre. En 2014, une valeur totale de 52.432 euros était volée par mois, selon les chiffres de Prévention & Sécurité. Durant le mois de décembre 2014, une valeur totale de 61.869 euros a été volée. Les voleurs utilisent ce butin de fin d’année pour le glisser sous le sapin ou l’échanger contre de l’argent pour pouvoir financer leurs réveillons de Noël et de nouvel an », explique le Syndicat Neutre pour Indépendants. « Depuis le début du mois de décembre, nous constatons avec mes collègues une augmentation de 60 % des vols à l’étalage par rapport au reste de l’année. Dans notre magasin, ici à Mons, nous arrêtons des voleurs tous les jours. Les coffrets beauté, les vêtements, le saumon fumé, les langoustes, le foie gras et les alcools sont très prisés », explique Nordine, agent de sécurité dans un grand supermarché. « Nous sommes donc sur les dents et nous devons nous méfier de tout le monde. Les voleurs sont Monsieur et Madame Tout-le-Monde, ils sont donc peu identifiables. Ils justifient leur acte en disant qu’ils n’ont pas les moyens de faire la fête comme les autres.»

    FORTES PERTES

    Ces vols à l’étalage coûtent 187 millions d’euros aux commerçants belges pendant la période des fêtes. « Les pertes occasionnées par la criminalité en magasin augmentent de 15 % à cette époque par rapport à celles enregistrées pendant les autres mois de l’année. Si les commerçants parvenaient à faire régresser les vols à l’étalage au cours des prochains mois, ils pourraient augmenter considérablement leur chiffre annuel », explique Dominique Reumer, manager de Checkpoint Systems, entreprise qui propose des solutions pour limiter les vols. Pour ses achats de fin d’année, un consommateur payera donc en moyenne 16 euros de plus, un montant qui correspond à la marge prise par les commerçants pour compenser leurs articles volés. Toute l’année, les pertes liées aux vols sont répercutées dans les prix des produits. En moyenne, 137 vols sont commis chaque jour et leur surcoût par ménage belge est estimé à 205 euros par année.

    EN BANDES ORGANISÉES

    Le problème du vol à l’étalage est préoccupant en Belgique car il ne cesse de croître. Cette criminalité est de plus en plus souvent le fait de bandes organisées de nationalités étrangères. Durant les fêtes, les produits de marque et de luxe sont plus nombreux. Ils en profitent pour les voler et les revendre sur le marché noir. Ces derniers sont aussi de plus en plus doués pour contourner les systèmes antivols.

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    Que risquent les voleurs ?

    20 euros d’amendes administratives

    C’est près d’un milliard d’euros que coûtent annuellement les vols aux commerçants belges. Pourtant, bon nombre ne connaissent aucune suite soit parce que la police n’est pas appelée car le vol est minime, soit parce qu’elle ne se déplace pas. « C’est ce qui arrive de plus en plus souvent », explique Baptiste van Outryve, porte-parole des magasins Carrefour, « surtout actuellement, avec toutes les mesures de sécurité renforcées partout ». Cela crée un sentiment d’impunité chez les malfaiteurs. En outre, les amendes sont peu dissuasives. Actuellement, les magasins peuvent uniquement leur faire payer 20 euros de « frais administratifs ». « Il faut que l’amende soit plus élevée, pour démotiver les candidats au vol », estime-t-on chez Carrefour. « Nous demandons donc qu’elle passe à 150 euros ».Ces frais peuvent être demandés pour les vols à l’étalage, les vols à la caisse et les consommations de produits en magasin. Du côté de la judiciaire, le vol est puni d’un emprisonnement d’un mois à cinq ans et d’une amende de 26 à 500 euros

    Source : artricle ALISON VLT sudpresse