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Fraude dans les Tec : bientôt des amendes plus salées

Des amendes en forte hausse prochainement au Tec ? Le ministre Di Antonio l’évoque, le Tec travaille à un projet antifraude. Même si l’on fraude moins en Wallonie qu’en Flandre.

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C’est la députée wallonne MR Carine Lecomte qui le relevait, à propos de la société de transports flamande De Lijn. En 2017, la société de transport du nord du pays a contrôlé un nombre record de passagers : 2,6 millions. Ce sont 200.000 en plus qu’en 2016. La députée note encore que « 69.455 amendes ont été dressées aux passagers fraudeurs. Ce sont donc 2,6 % des navetteurs qui n’étaient pas en possession d’un billet en cours de validité. » Logiquement, Mme Lecomte pose la question des Tec : où en est-on au sud du pays ? Réponse du ministre des Transports, Carlo Di Antonio, qui a la tutelle sur les Tec. En 2016, au niveau du groupe Tec, « 996.007 personnes ont été contrôlées en 2016 pour 1.119.218 en 2017 ». On notera que c’est nettement moins qu’en Flandre (largement moins de la moitié), même si le chiffre est en forte hausse en 2017. Quant aux personnes prises en défaut, « 18.944 individus n’étaient pas en ordre de titre de transport en 2016 (taux de fraude de 1,90 %) pour 25.136 en 2017 (taux de fraude de 2,25 %) ». On frauderait donc moins en Wallonie qu’en Flandre, même si la différence n’est pas extrêmement importante. Une différence qui pourrait s’expliquer par des contrôles plus ciblés au nord.

SEULS 45 % RÉCUPÉRÉS

Mais un autre chiffre interpelle : dans les 2 ans suivant le constat de la fraude, et donc l’établissement d’une amende, « le montant réellement récupéré est de l’ordre de 45 % », répond le ministre Di Antonio. C’est bien sûr trop faible. Mais ça bouge au Tec, comme le rappelle encore le ministre : « Un projet « fraude » est en cours au niveau du groupe, avec notamment pour objectifs d’augmenter le nombre de voyageurs contrôlés et le pourcentage de récupération des amendes ». Et le ministre précise aussi que le montant des amendes « va également probablement être revu à la hausse, car il est plus élevé chez les autres opérateurs de transport en commun. » Le ministre n’était pas en mesure hier de nous donner le possible futur montant, mais nous pouvons par exemple comparer avec celles en vigueur à la SNCB. Pour une première infraction au Tec (absence de titre de transport), l’amende est de 50 euros, puis de 75 en cas de deuxième infraction ; 150 euros pour une troisième infraction. À la SNCB, l’amende est de 75 euros dès la première infraction. Dans un projet de loi du ministre fédé- ral des Transports, François Bellot, voyager sans titre de transport coûterait 250 euros, et même 500 euros en cas de récidive ! Enfin, termine le ministre Di Antonio, le groupe TEC disposera prochainement d’un programme informatique commun (le CRM) pour gérer globalement les dossiers d’amendes.

source : article B.J. sudpresse

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