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Dottignies : Les odeurs d’ammoniac sont insupportables près de l'élevage de volailles

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Le jeudi 3 mai, une réunion d’information se tiendra, à la salle « Le Chartil », situé 1 rue du Moulin-Rouge. Cette réunion doit permettre à Bernard Decruyenaere, le gérant du Chartil, à Dottignies, de présenter son projet et informer le public sur l’extension de l’élevage de volailles, qui devrait passer de 66.000 à 150.000 poulets de chair. Visiblement, cette extension ne plaît pas à tout le monde et certains riverains ont déjà pris conscience de certains problèmes. Dominique Roubière, Bernard Gourgeot et une bonne partie des riverains qui se trouvent autour de l’entreprise sentent les odeurs nauséabondes d’ammoniac. « On a peur des odeurs de fientes et d’ammoniac, car le quota va doubler, en passant de 66.000 à 150.000. Déjà que le matin, entre 6h30 et 7h, on sent les odeurs, qui sont insupportables. Notamment quand le vent vient de l’ouest. Elles remontent jusqu’à nous et même parfois jusqu’à la rue de l’Espierres », explique Dominique Roubière. Pour lui, le fait de passer de 66.000 à 150.000 poulets risque de causer des dégâts. « On se demande par où les charrois vont passer. Imaginez l’état des routes ». D’ailleurs, les deux compères ne voient pas l‘intérêt de mettre autant de poulets. « Imaginez leurs conditions de vie et la souffrance de ces pauvres bêtes ». Au niveau sonore également, les riverains ont peur. « Lorsqu’ils font le nettoyage au karcher industriel, pour retirer les excré- ments, ça fait un bruit pas possible ».

UNE PÉTITION EN COURS

Les riverains mécontents ne devraient pas tarder à bouger, afin que le projet soit annulé. « Il ne faut pas traîner, car on sait qu’ils ont d’autres moyens que nous. Ce serait très malheureux que cette situation arrive à son terme », s’exprime Dominique Roubière, prêt à aller au bout des choses. « Nous allons créer une pétition. Il faut qu’on se batte et qu’on réunisse un maximum de personnes ». Un bâtiment devrait être construit et cela compliquerait la vie des passants. « Il y a une zone verte à côté, c’est comme le poumon vert de Mouscron. Mais avec les odeurs, les passants ne voudront plus s’y aventurer », regrette Bernard Gourgeot, qui trouve dommage que l’entreprise ne se soit pas implantée dans la zone industrielle, là où se trouve l’abattoir, « et où ils n’auraient gêné personne ».

source : article C.P. Nord Eclair

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