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Quand le borgne reproche à l'aveugle : L’État, mauvais payeur et beaucoup d'argent perdu en interêts !

Citoyens, entreprises, services publics : nous sommes tous logés à la même enseigne. Quand on paie sa facture avec retard, on paie plus que le montant initial à cause des intérêts de retard qui viennent se rajouter. L’État fédéral n’est pas en reste. On apprend que sur deux ans, les services publics fédéraux (SPF) ont dû verser 16,5 millions d’euros d’intérêts à cause des factures payées avec retard !

16,5 MILLIONS EN 2 ANS !

C’est la ministre du Budget Sophie Wilmès (MR) qui a livré ces chiffres à une députée flamande qui l’interrogeait à ce sujet. En 2016, les intérêts de retard se sont élevés à 9.718.997 euros et l’année suivante à 6.722.209 euros, soit 16,5 millions en deux ans. Certes, une broutille par rapport au montant total de toutes les factures payées par nos services publics fédéraux (126 milliards en 2016 et 121 milliards en 2017) mais une belle somme quand même, pour ne rien avoir en plus. De l’argent perdu, par négligence, manque d’argent… En 2016, c’est le SPF Intérieur (8 millions d’intérêts de retard) qui s’est montré le plus négligent. En 2017, c’est le SPF Justice qui lui a volé cette triste pole position avec 5,7 millions d’intérêts de retard. Soit 171.599 factures payées en retard sur un total de 248.774 ! Dans ce département, les délais moyens de paiement sont de 118 jours (!) en 2017. Bien loin derrière les 64 jours de délai moyen observé au SPF Économie les 7 jours au SPF Intégration sociale. Parmi les créditeurs les plus pénalisés par ces paiements tardifs, on retrouve Proximus par exemple à qui les SPF paient un quart de ses factures en retard soit 8.770 factures en retard en 2016 et 2017 sur un total de 32.518 factures. Pire est la situation de l’Institut national de criminalistique (en 2017, 8.148 factures payées en retard sur 8.172 !) Sur la liste des créditeurs qui doivent faire preuve de patience, on trouve aussi des firmes privées comme Lyreco (fournisseur en matériel de bureau) ou Ricoh Belgium (imprimantes), des universités (KU Leuven, Université de Liège, cliniques universitaires Saint-Luc…), des boîtes d’interprétariat (Lmar, Af Translations) et des fournisseurs d’énergie (Electrabel, Eni Gas & Power). 

source : Article de F. DE H.sudpresse

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