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Chez nos voisins de Tournai : Son AVC pas détecté

Isabelle Delonville a été victime d’un AVC. Les médecins ont mis deux jours à le diagnostiquer

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Isabelle Delonville, 31 ans, a fait un AVC le soir de Noël. Elle estime ne pas avoir été bien prise en charge par le CHwapi, qui au bout de deux jours n’avait toujours pas trouvé ce qu’elle avait. S’en suit toute une série de problèmes dont la jeune mère célibataire se serait bien passé.

Isabelle Delonville est une Tournaisienne de 31 ans. La jeune femme a été victime d’un AVC (Accident vasculaire cérébral) et a eu la peur de sa vie. Le 24 décembre dernier, Isabelle Delonville fête Noël avec sa famille. Juste après avoir mangé l’entrée, elle ne se sent pas bien. « J’ai voulu me lever mais j’ai entendu un bruit dans mes oreilles, comme une bouilloire électrique. Je ne savais plus marcher, diriger mon corps et parler. J’ai supplié mon compagnon de me conduire aux urgences ».

PAS DE DIAGNOSTIC

La jeune femme se rend donc aux urgences du CHwapi avec son compagnon et son fils de 13 ans. « Les urgences étaient mal indiquées et en plus il y avait une barrière et on a perdu du temps. Je ne savais plus marcher donc il m’a portée jusqu’aux urgences. On est arrivé à l’accueil, où il y avait une secrétaire et un infirmier. Je m’en souviendrai toute ma vie, il était habillé en vert et avait les pieds posés sur un bac frigo . Ils ont vu que je ne savais plus marcher et ont juste dit « Posez-la sur une chaise roulante ». L’infirmier n’a pas bougé du tout. Ils ont demandé ce que j’avais mais ils ne me comprenaient pas quand je parlais.En fait je pense qu’ils ont dû me prendre pour quelqu’un d’ivre, d’autant plus qu’on était le soir de Noël ». Aux urgences, Isabelle Delonville est mise dans une salle, seule avec son fils. « Je devais vraiment vomir et c’est mon fils de 13 ans qui a dû me tenir le bac pour que je vomisse. Ils m’ont soignée pour une intoxication alimentaire, mais il semble quand même qu’une intoxication alimentaire n’empêche pas de parler ni de marcher. C’est vrai qu’un AVC à mon âge c’est rare donc ils n’ont peut-être pas pensé que ça pouvait être ça ». Isabelle est ensuite emmenée dans un autre service. «Vers deux heures du matin, ils m’ont emmenée au 5e étage. J’étais allongée mais je devais toujours vomir. J’ai sonné sur le bouton mais personne n’est venu et je me suis vomi dessus ».

UN IRM INQUIÉTANT

Le matin, Isabelle passe un IRM. « Ils ont vu que j’avais quelque chose et ils ont décidé de m’emmener en soins intensifs. Je n’allais vraiment pas bien. Une amie est même venue me voir et elle m’a avoué qu’elle pensait que je ne passerais pas la nuit. Elle a demandé à une infirmière ce que j’avais et on lui a répondu qu’on ne savait pas. Ils ont alors proposé deux choix : soit ils essayaient d’établir un diagnostic par internet, donc sûrement pas vidéo, soit je partais à Bruxelles ». Son compagnon a donc décidé de l’envoyer à Bruxelles. « Le soir même, ils ont trouvé que j’avais eu un AVC et ils m’ont tout de suite soignée. J’y suis restée deux semaines avant de partir à Lille au Centre de l’Espoir pour ma revalidation. J’espère pouvoir rentrer chez moi le 7 février ». Isabelle en veut au CHwapi. « J’estime que c’est bien beau d’avoir un bel hôpital mais encore faut-il avoir des gens compétents dedans. J’ai d’ailleurs peur de refaire un AVC car je me dis que je devrai retourner au Chwapi. J’ai peur de ne pas être prise en charge assez vite et d’avoir de lourdes séquelles ».

PEUR POUR SES ENFANTS

Aujourd’hui, Isabelle n’a qu’une seule crainte : faire un second AVC et ne pas survivre. « J’ai vraiment eu peur de mourir. Mais pas pour moi, pour mes enfants. Leur papa s’est suicidé et je suis mère célibataire alors je me suis dit : qu’estce qu’ils vont devenir ? Aujourd’hui je vois une psychologue car j’ai beaucoup de mal à parler de la peur que je ressens face à l’idée de mourir et de laisser mes enfants ». Isabelle espère vite retrouver son boulot et sa vie d’avant. « Mon objectif est de récupérer toutes mes fonctions. La vie ne m’a pas gâtée. Et là j’avais enfin le boulot que je voulais, je sortais la tête de l’eau et voilà que ça me tombe dessus. Je me dis vraiment que la vie m’en veut. Mais je me battrai jusqu’au bout pour mes enfants ! »

Isabelle Delonville est inquiète quant au coût de tous ces soins. Cette jeune maman célibataire craint de ne pas savoir assumer toutes les factures. « Je dois normalement me reposer, sans m’énerver ni stresser. Mais vu la situation, c’est impossible. J’ai reçu la facture de mon transfert en ambulance jusque SaintLuc et cela va me coûter 1.726,74€. Je trouve cela honteux car je n’ai pas eu le choix d’aller à Saint-Luc étant donné qu’ils ne trouvaient pas ce que j’avais à Tournai… » Mais ce n’est pas le seul problème qu’Isabelle a rencontré suite à son AVC. Elle n’a pas pu suivre de rééducation dans sa ville. « Le plus important pour moi, c’est de rester près de mes enfants pour les voir le plus souvent possible. J’ai donc voulu faire ma rééducation au CHwapi, mais ils n’ont pas voulu de moi car j’étais trop jeune ».

UN CHOIX QUI COÛTE CHER

« On m’a donc proposé trois établissements pour ma revalidation : Ottignies, Ypres ou Lille. Apparemment, ce sont les centres dans lesquels j’avais le plus de chances de retrouver toutes mes facultés. J’ai choisi le centre de Lille car c’est le plus proche de Tournai et donc le plus proche de mes enfants. Mais le problème, c’est que comme je suis dans un centre de revalidation en France, ma mutuelle ne prend en charge que 80 % de mes frais et je dois donc assumer 20 %, ce qui représente plus de 2.000€ à la fin du mois. Alors que si j’avais été au CHwapi comme je le voulais, ma mutuelle aurait tout pris en charge… ». Isabelle a désormais peur de recevoir les factures de ses séjours au CHwapi et à Saint Luc.

Pour ceux qui veulent aider Isabelle une cagnotte a été créée

c'est ICI 

Source: article CÉLINE DELCROIX Nord Eclair

Commentaires

  • en effet cela fait tres peur que se passe t il ds cet hopital?
    on a beau avoir coniance a notre medecin traitant si le reste ne suit pas!
    je crois qu il faut denoncer apres chaque incident alors peut etre il y aura changement d attidude courage a vous madame

  • ma femme on a fais un il y a deux ans on ce levants un matin je les vue de suite et je les mise dans la voiture 8 minutes âpres je suis arrivé a notre dame de tournai sa pas traîné il l’on prise en charge de suite 1 h après je savais pour l'avc touts ce que je peux dire ses quel va bien mais faux de la patience et continuer la vie on laissons cette accident derrière vous nous on an parle le moin sauvons voila je vous die bonne chance et vivé votre vie a plaine dent

  • Merci, je n en resterai pas là des que je sors je v voir ce qu il t a lieu de faire

  • Bonjour mon épouse s est fait envoler par une voiture il y a 20 ans , a l hospital la dorcas , ils ont dit qu elle était foutu ,qu ont pouvait plus rien faire pour elle , cette année a la suite d un accident de circulation , au nouvel hospital de l union ,ils ont dit que mon fils avait une déformation au cou de naissance alors que c était une cervicale cassé , heureusement un médecin de saint luc est venu et a fait le bon diag

  • prenez contact avec teste achat explique vous avec ce problème et a voir dans votre famille si il a une personne qui est affilier ca coute 7e par mois la ils vont vous aidez comment payer vos factures , je vous souhaite un bon retablissement , est ce mettre en contact pour faire un repas de soutien dans des circonstances pour vous aider a payer vos factures envoyer moi sur adresse mail svp bon courage est aux enfants

  • Voilà j aie fait également un AVC le 22 septembre 2016 j habite l'entité de Estaimpuis mon épouse ma conduit directement aux urgence de Mouscron ou j ai étais pris en charge très rapidement et il possède un service de neuro super et un bon service de revalidation ou je suis rester 8 semaines

  • Mon beau frère a aussi été au centre de l'Espoir et c'est un excellent centre ! Je vous souhaite de tout retrouver pour retourner près des vôtres ! Bon courage avec la paperasse, on en a eu aussi pas mal et les mutuelles ne nous aident pas vraiment quand on leur pose des questions ! Bisous !

  • Votre histoire me ramène il y a trois ans. J avais 35ans lors de mon propre avc. J ai du attendre plus de 12h aux urgences de baudour avant d être diagnostiquée et donc traitée. Comme vous je me suis battue pour retrouver mon élocution et mes facultés motrices. Je vous souhaite beaucoup de courage. Accrochez vous et vous verrez les progrès sont au bout du chemin. J ai aujourd'hui très peu de séquelles et j ai repris une vie active dans mon travail comme dans ma vie de famille.

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