Dottignies: «Boucan d’enfer» à travers les champs

etoile

Les habitants du fond de la rue de l’Étoile et de la rue du Bas-Beurre à Dottignies ont décidé de partir en guerre contre un fermier et sa machine agricole qui hante leur quotidien. Un dossier épineux qui aurait pu être arrangé à l’amiable, mais visiblement cela semble désormais impossible.

D’un côté, des riverains qui n’en peuvent plus d’entendre le bourdonnement continu du groupe électrogène installé à 100 mètres de chez eux. Ce dernier sert à un fermier des environs à pomper de l’eau dans l’Yser et arroser ses terres, situées plusieurs centaines de mètres plus loin, qui souffrent de la chaleur.

Les riverains veulent pouvoir dormir à nouveau, surtout que la machine tourne à plein régime et cela jour et nuit. «  On souffre vraiment de cette situation et nos plaintes restent sans réponse et la machine continue de tourner… On a estimé ce bruit à 40 décibels et cela, à l’intérieur de notre habitation et lorsque les fenêtres sont fermées. Imaginez-vous quand nous sommes le soir dans le jardin pour en profiter l’été…  », explique Joséphine, une habitante de la rue de l’Étoile en nous montrant une vidéo enregistrée en pleine nuit.

Sa maison étant la plus proche de la machine infernale, la fatigue se lit sur son visage et celui de son mari. «  On n’en peut plus, c’est un bourdonnement continu et même quand nous avons les fenêtres et les portes fermées, ce bruit transperce les murs surtout la nuit. Et cela fait plusieurs années, depuis 2014 même, que nous dénonçons ce problème et rien ne bouge. »

De l’autre côté, il y a un fermier qui trime pour pouvoir continuer son activité. «  Ces gens veulent me nuire et la machine est dans les normes, j’ai eu des autorisations de la part de M. Gadenne  », insiste-t-il. «  C’est de l’acharnement car cela fait 20 ans que cette pompe existe, ces gens veulent nous enfoncer alors qu’on essaye de survivre  », rétorque son épouse. «  Nous aussi on en a assez de ces histoires, on essaie de gagner notre tartine comme on peut. Mes bêtes ont besoin de manger et mon stock de nourriture est déjà au plus bas à cause des fortes chaleurs. Je dois faire quoi pour avoir la paix ? Vendre mes bêtes et mourir ? Ils vivent à côté d’une zone agricole, ils doivent donc savoir que nous travaillons avec des machines  » a ajouté le fermier.

source : Article de Jordan Kasier Nord Eclair

Plus d'info sur l'édition umérique du Nord Eclair ICI

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés entre 18 h - 09 h (Europe/Paris).

Optionnel